Un chapitre complet reflètant bien l'ambiance "nuit" de mon roman (il y a aussi une ambiance "jour" très différente, que vous avez pu percevoir dnas les autres extraits). Bonne lecture !
"Le Docteur Felligston est accoudé dans son cabinet de consultation, les mains jointes sur sa bouche écrasant sa moustache grise, et les coudes ancrés sur le bureau. Sa lampe à huile posée dans un angle, éclaire fortement quelques feuilles blanches disposées sur la table. Une plume est posée sur l’une d’elles, à côté d’un encrier presque vide. Edmond avait inachevé sa première ligne d’écriture. Un soupir résigné s’échappe de sa bouche, alors que son regard fixe un point invisible. Il songe à son altercation avec le conseil sur la place d’Isteur, et de l’impact de celle-ci sur les breskoviens. Une fois de plus, la crédulité des villageois les a poussé à accuser à tord des innocents, dont sa propre fille. Edmond maugère de savoir qu’elle s’est mise dans un mauvais pas en suivant ce Harsley. Même s’il poursuit certes une noble quête, le Docteur Felligston aurait préféré que son enfant ne soit pas mêlée à cette controverse. Il a bien tenté de faire admettre aux habitants qu’Amina n’était aucunement responsable des évènements de la nuit passée, mais seul Monsieur Steinmann l’avait soutenu dans cette thèse. Même à bout d’arguments, Monsieur le Maire avait osé défier Edmond, en lui jetant à la face qu’il n’était « qu’un étranger » ! Le Docteur frémit de rage au souvenir de cet odieux reproche. Même s’il est vrai qu’il prit possession du château en 1906, il vit depuis presque quarante ans dans cette bourgade, en y exerçant le métier de médecin ! Il se considère personnellement comme un enfant du pays, aussi attaché à cette ville que s’il y était né. Edmond se remémore le malaise qu’il avait ressenti au moment de cette critique. Soudainement, il n’arrivait plus à définir ce qu’il avait vécu les premières années à Breskovi, et encore moins sa vie avant de s’installer ici. Il ne se souvenait que de ses études de médecine à Linsky, et quelques brides d’images parsemées de doutes. Même après réflexion, peu de choses lui reviennent. Ce sont plus des impressions que des souvenirs. Le conseil avait profité de ce déconcertement pour s’acharner sur le vieil homme, semant le trouble dans l’assistance, et entachant la réputation de celui-ci. Même si ce fait le secoue, Edmond est encore plus choqué de ce qu’il vient de découvrir le concernant.
« De quel mal suis- je atteint pour oublier comme ceci mon passé, sans avoir subit de traumatisme ? » s’inquiète t’il. Les pertes de mémoires touchent habituellement les actes immédiats, ou du moins proche. Mais comment peut on oublier les fondements de l’enfance ? se ronge t’il. Edmond est tiré de ses pensées par du vacarme dans le corridor.
- Le Docteur ne veut pas être dérangé à cette heure ci, s’il ne s’agit pas d’une urgence ! se bat Justine.
- Et bien dites lui qu’il est un peu question de sa fille ! rétorque une voix d’homme.
Des pas se rapprochent de la porte du cabinet, puis on toque à l’entrée du celui-ci.
- Entrez ! clame le Docteur.
Justine entre d’un pas discret en entrouvrant à peine la porte pour y laisser passer sa tête.
- Monsieur Cyril voudrait vous parler Edmond, puis-je le faire entrer ?
- Fais Justine, fais, répond le Docteur, une certaine lassitude dans la voix.
La gouvernante ouvre grand la porte et s’écarte pour laisser passer Cyril, bondissant dans la pièce comme un guépard sur sa proie. Puis il tente de se tempérer, et s’avance d’un pas plus posé vers le père d’Amina. Il se plante devant se dernier, en enfilant ses mains dans les poches de son imperméable chocolat, lui donnant l’aspect d’un inspecteur de police.
« Assied-toi donc Cyril », propose placidement Edmond en lui indiquant le siège muni d’accoudoirs de l’autre côté du bureau.
Le jeune homme prend place, sans même défaire son par-dessus. Il garde un regard froid, les lèvres pincées et un air accusateur. Un grand silence plane entre les deux hommes, s’observant comme si un duel allait avoir lieu. L’un comme l’autre perçoivent une sensation étrange dans le regard de l’autre. Comme un mystère s’immisçant entre eux, sans qu’ils puissent en définir la cause. Leurs attitudes marquent progressivement une crispation qu’ils tentent de cacher à l’autre. Après quelques minutes s’écoulant de cette manière, Edmond se décide à engager la conversation.
- Quel motif t’amène chez moi à cette heure ? J’espère que rien de fâcheux n’est arrivé à ma fille ?
- Elle se porte très bien, rassurez-vous, elle est avec ma mère, répond Cyril d’une voix de croque-mort.
- Comment se porte Martine ? Cela fait bien longtemps que je ne l’ai pas croisée, tente de dédramatiser le Docteur, sentant de plus en plus le malaise du jeune homme s’installer dans la pièce.
- Je ne vous parle pas de ma tante, je vous parle de ma mère, lâche ce dernier en conservant le même ton qu’auparavant.
Edmond est surpris par cette réponse. Il ne saisit pas ce que veux dire Cyril. Devant son air hébété, le jeune Audin se penche vers le bureau et s’y accoude les bras croisés.
« Ne faites donc pas cette tête là, je sais la vérité, dit il d’un ton presque sadique. J’ai rencontré ma véritable mère il y a peu. »
Devant le silence persistant d’Edmond, il enchaîne :
« Je sais de la bouche de Gentiane Harsley, ma véritable mère, que c’est vous-même qui l’avez assistée pour son accouchement, insiste t’il, en marque de défi envers l’homme qu’il commence à considérer comme un traître. Pourquoi elle et vous m’avez si longtemps caché la vérité ? Et ne me sortez pas votre satané serment d’hypocrite ! »
Les pensées d’Edmond se précipitent dans sa tête. Certes, il sait qu’il a contribué à cet enfantement, mais l’identité de la mère lui parait totalement inconnu, si ce n’est un nom parmi tant d’autres. L’angoisse l’envahi, voyant encore glisser sous ses doigts une part de sa mémoire.
- Je… je suis désolé de te dire que je ne me rappelle plus de….
- Ne me la jouez pas comme ça Monsieur Felligston, je n’y crois pas un instant ! Cette ville n’est pas si grande pour que vous y oubliez une naissance ! éclate Cyril.
- Je t’assure que les souvenirs me font défaut depuis quelques temps, me faisant oublier une grande part de mon passé… assure Edmond.
- Vous êtes peut être trop impliqué pour accepter que je vous arrache la vérité, du moins c’est ce que je pense ! Que voulez vous me cacher ?
- Mais pourquoi votre mère aurait voulu vous confier à sa sœur, au lieu de s’occuper de vous ? N’avez-vous pas pensé à ça ? rebondit le Docteur Felligston.
- Bien sur que si, se tempère à peine le jeune homme, d’un air agacé. Soit disant elle devait me protéger avant de se lancer dans sa quête contre la Messe Noire de 1906… Mais je ne vois pas en quoi cela vous empêchait tous de me dire qui elle était, au lieu de me faire croire qu’elle était morte ! fini t’il avec rage, en se levant brusquement de sa chaise.
Le choc de ses cuisses contre le bureau fit chanceler l’encrier, qui macula la page manuscrite d’Edmond d’un large aplat noir à reflets bleu outremer. Excédé, Cyril pousse violement son siège, le faisant basculer à même le sol. Il se dirige vers la sortie, les poings serrés à s’en briser les os, sentant bien qu’il ne pourrait bientôt plus se contenir. Ses émotions à fleur de peau deviennent de plus en plus incontrôlables, il sait qu’il est plus sage de remettre cette discussion à plus tard.
- Et ma fille ? l’interpelle Edmond, est ce que….
- Elle est chez Gentiane, dans les bois, elle ne craint rien avec Robert ! lâche t’il sans se retourner, juste avant de claquer la porte.
Cyril se retrouve sur le perron du château, encore plus en colère qu’en y entrant. Il a vraiment la sensation que tout le monde se moque de lui ! Chacun se déleste de ses responsabilités sous un prétexte extravagant, ce qui a le don de l’irriter au plus haut point. Mais en même temps, le père d’Amina avait vraiment l’air surpris et perdu, songe le jeune homme. Il remet les mains dans ses poches d’un air pensif et laisse échapper un long soupir pour s’apaiser. La tension qui le submergeait s’amenuise alors qu’il essaye de relativiser la situation. Ses muscles se détendent pendant qu’il contemple la lune gibbeuse, « toujours de bon conseil » comme se plait à dire Amina. Rien que cette petite pensée concernant son amie lui permet de retrouver complètement son calme, même si une petite boule de préoccupation persiste dans ses entrailles.
« Il faut que je tire cette situation au clair » raisonne Cyril.
Alors il se tourne vers le parc du château, en direction de la Chapelle. Il s’engage sur le sentier d’un pas posé, en réfléchissant aux étapes de cette nouvelle quête. Pour cette nuit, il décide de quitter la ville afin de se libérer de cette sensation d’oppression qui le ronge. Alors qu’il s’approche du lieu de pèlerinage, un frisson le parcours, comme si quelqu’un l’observait. Il remarque dans l’obscurité de l’oratoire entrouvert, des yeux d’un vert vif. La peur lui serre le cœur dans en étau, se souvenant des récits d’Amina. Sans perdre un instant, de façon plus instinctive que raisonnée, il bondit contre la grille pleine de la Chapelle et la ferme brutalement en y plaquant son épaule. Le bruit de métal froissé résonne dans le silence nocturne, pendant que le jeune homme fixe le fragile crochet du lieu de prière. Un râle d’agacement s’échappe de la prison sacrée. Sans demander son reste, Cyril s’enfuit à toutes jambes en direction du petit portail situé au bout du parc du château. Dans son dos, il entend le battement sourd du non mort contre l’entrée de la Chapelle. Un petit cliquetis imperceptible correspond au crochet qui se soulève et se tord à chaque impact, jusqu’à céder au bout d’une seule petite minute. Le jeune Audin comprend qu’il n’a que peu d’avance sur la bête, jette un œil derrière lui, et reprend sa course de plus belle. Il se rue sur la grille enfin face à lui, l’escalade le plus promptement possible alors que le râle lugubre se fait très proche. Il sent une main glacée lui attraper la cheville, qu’il repousse d’un coup sec du pied, et saute de l’autre côté du haut portail. Le monstre hurle de colère en secouant violement la grille, sans que celle-ci ne cède. Cyril se retourne, en restant à bonne distance de l’entrée. Il a maintenant le loisir d’observer le zombi sans risquer de mourir de sa main. Il ne ressemble pas à ceux qu’il a déjà vu auparavant. Les revenants n’ont habituellement pas les yeux brillant comme celui-ci : on ne peut pas en déterminer la couleur. On aurait presque l’impression qu’ils ont les orbites vides, à moins qu’un candélabre fasse briller le blanc injecté de sang de leurs globes oculaires. La plupart des zombis ont une silhouette très humaine, seuls leurs grognements et leurs attitudes étranges permettent de les identifier de loin. De près, ils ressemblent juste à un cadavre qu’on a exhumé peu de temps après son enterrement, avec parfois de répugnantes traces de morsure sur la carotide, ou le torse béant. Celui-ci qui fait face à Cyril est totalement répugnant et d’une odeur immonde allant au delà de la putréfaction, faisant parcourir une onde de frisson sur le corps de n’importe quel homme, quelque soit sa résistance à la vue d’horreurs. Le visage de ce monstre est complètement déformé, empêchant une quelconque identification du défunt. A sa base, le cou a subit des séquelles irréversibles, inclinant légèrement la tête vers la gauche du corps. Les quelques longs cheveux persistants et la petite taille du corps peuvent faire penser qu’il s’agit d’une femme, mais Cyril ne pourrait pas en jurer. Le dos est bossu comme celui d’une petite vieille. Des lambeaux de ce qui fut un vêtement sont maintenant incorporés dans la chaire, comme si les cellules de ces énormes cicatrices boursouflées n’avaient plus eu conscience qu’il s’agissait de non soi. La bête lâche la grille de sa main droite, provoquant un bruit visqueux, comme lorsqu’on manipule une glaise gorgée d’eau. Un résidu gluant reste accroché au barreau et coule le long du métal telle la bave d’une limace, donnant la nausée à Cyril. Le zombi tend cette main abjecte entre les barreaux en direction du jeune homme, suivie d’un râle plein de complainte. Même si les termes sont totalement inaudibles, Cyril croit comprendre quelque chose ressemblant à des mots. Il ressent dans ces yeux perçant une sorte de supplication, presque une larme au coin de l’œil. Le jeune homme en devient livide d’horrification, et s’enfuit sans se retourner dans le chemin longeant la falaise, laissant derrière lui le monstre agonisant de désespoir.
Cyril s’arrête à mi-chemin, exténué par ses deux longues courses. Il s’appuie sur le muret qui surplombe les bâtiments du sud de la ville en posant sa tête sur la roche froide entre ses deux coudes. Il halète quelques minutes puis relève un peu la tête. Il regarde rapidement la partie du chemin d’où il vient pour se rassurer, puis observe la nuit breskovienne. Les toits de la partie haute de Breskovi se situent moins d’une dizaine de pieds sous le parapet. Ensuite ils descendent en pente douce vers le centre ville. Cyril aperçoit d’ici les grands chênes de square Corstan. Sur la droite de celui-ci, à deux rues de là, quelque chose bouge sur la berge de la Doua. Un groupe d’homme passe sous le dernier candélabre pour se diriger vers un point lumineux hors des pavés. Cyril laisse son regard se faire guider par se mouvement lent, suivant le déplacement de ceux qu’il croit être des breskoviens, heureux d’avoir retrouvés leur liberté passée. Mais le jeune homme est assailli par un doute.
« Si la ville est réellement libérée des non morts, pourquoi me suis-je fais poursuivre par ce monstre dans le parc ? »
Cyril se redresse, à l’affût de la scène à laquelle il assiste. Il ne voit plus le groupe d’homme, s’étant engagés sur une zone non éclairée. Le point lumineux dans l’obscurité bouge subitement, et s’éteint la seconde suivante. Un cri terrifié s’en suit, se finissant par un râle de douleur et d’agonie, puis plus rien.
« Satanés revenants ! » maudit le jeune homme, brandissant son poing en l’air comme l’aurait fait Robert.
Il parcourt rapidement les quelques dizaines de mètres le séparant de l’escalier menant sur la Promenade des Quais. Il ne quitte pas des yeux le groupe de zombis, ayant rejoint la rue. Ces derniers s’enfoncent petit à petit dans des ruelles obscures en direction du square Corstan. Cyril dévale les marches exiguës menant à la ville. Irrégulières, elles suivent plus ou moins la pente de la falaise soutenant la Tour de l’Ermite. Parfois elles sont taillées à même la pierre, d’autres fois, elles sont des pièces rapportées scellées dans le roc. Le jeune Audin atteint enfin la Promenade, rue en paliers, chacun séparés par des groupes de quelques marches. Au niveau de celles-ci, une rampe centrale en fer forgé coupe la rue de façon transversale. Au centre de chaque palier, un grand candélabre illumine les pavés, accentuant leur aspect dodu par l’ombre projetée. Les pas de course de Cyril claquent dans le silence comme des pétards dans une cour intérieure, résonnant sur la falaise longeant le fond des marais. La nuit ne laisse percevoir qu’un grand fatras sombre aux pieds des Monts du Chaunne, dans lequel la Doua se jette à l’est de Breskovi.
« Je dois prévenir les breskoviens au plus vite » se répète le jeune homme sans cesse, pour ne pas ralentir ses pas, même s’il souffle comme un cheval épuisé.
A proximité du pont voûté menant au cimetière, Cyril se jette sur une vieille porte en bois, près de l’angle des rues. Elle est taillée en forme d’arc d’ogive, et détourée par cette même forme taillée dans la pierre du bâtiment. Au-dessus de la porte, jusqu’en haut de la tourelle, quelques lucarnes parcourent le mur tous les six pieds. Le jeune homme entre bruyamment dans la tourelle, faisant claquer le bois de la porte contre l’intérieur du bâtiment. Après avoir percuté le mur, celle-ci rebondi avant de ralentir progressivement sa course. Cyril monte les marches quatre à quatre, en s’aidant du cordage usé servant de rampe. L’escalier est plongé dans l’obscurité. Régulièrement, une pâle lueur, projetée par une des lucarnes sur quelques marches incurvées, offre un peu de visibilité au jeune breskovien. Après plusieurs minutes, il atteint une terrasse en grands pavages lisses. Elle est ouverte sur deux faces par des brèches en arc brisé, montant jusqu’aux combles qui abritent le bourdon. Le clocher dépasse de peu les toitures environnantes, embrumées par les filets de fumées s’extirpant des cheminées. Face à Cyril, la Doua brille de l’éclat blanc de la lune sur ses ondes disparates. En levant sa tête, il observe la plate-forme en bois le sépare de l’imposante cloche. Un plancher sommaire est cloué sur les entraits, poutres soutenant la charpente. En contrebas, le bec de gaz le plus proche permet d’éclairer ce plafond rayé par les failles obscures du plancher mal posé. A sa droite, une échelle de meunier permet d’accéder au gigantesque instrument de bronze. A proximité, tout au plus un mètre, pense Cyril, un trou laisse passer un épais cordage, tel ceux d’un trois-mâts, servant à actionner le bourdon. Le jeune homme s’en empare à pleines mains, et tire abruptement dessus. Le chanvre usé a rendu la corde presque douce, même si quelques fibres piquent tout de même les paumes du jeune breskovien. La corde glisse une première fois dans les doigts du jeune homme lui brûlant la peau fragile de ses mains d’intellectuel. Alors il enroule ce serpent indocile autour d’une de ses mains, comme s’il bandait une blessure, puis retire à plusieurs reprises sur le cordage, accentuant le mouvement de balancier de la cloche de plusieurs centaines de kilogrammes. Le battant entre enfin en contact avec le corps de la cloche. Un tintement sourd se met à scinder l’air, pour devenir de plus en plus perçant à force d’efforts physiques de la part de Cyril. Ce dernier fait contrepoids de tout son corps sur la corde, puis la relâche pour la laisser remonter d’elle même, puis retire fortement dessus, sans faiblir une seconde tant il sait que sa tâche est vitale pour les breskoviens. Les mains lui brûlent, ses muscles lui font mal, et une très forte chaleur se dégage de tout son corps. Le jeune homme ressent dans tout son corps les vibrations de l’imposante cloche, comme ci celle-ci nichait dans le creux de son thorax. A l’intérieur de sa tête résonnent les sons tournoyant dans le clocher, ils s’entrechoquent sur ses tempes sensibilisées. Les retentissements prennent le dessus sur son oreille interne, lui générant les premiers acouphènes accompagnés de vertiges. De grosses gouttes de sueur coulent le long de ses joues à fur et à mesure qu’il actionne la cloche d’alerte. "
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